Partager l'article ! vie à l'université: Tous nos engagements ont été élaborés collégialement et sont appelés à s'enrichir au cours de notre campagne grâce ...
Tous nos engagements ont été élaborés collégialement et sont appelés à s'enrichir au cours de notre campagne grâce aux rencontres que nous organisons. Vos commentaires sont donc les bienvenus : listepar@yahoo.fr
Vie à l’UniversitéNos engagements
Objectif : Faire de l’université un lieu de vie, d’initiatives et d’échanges.
Pour que notre université retrouve du sens et l'espoir en un avenir, elle doit s'affirmer au quotidien comme un lieu de vie, d’intégration, d'apprentissages, d'échanges et d'initiatives en lien avec son environnement. C’est donc une tâche prioritaire que de lui en offrir l’ambition et les moyens, tant est grande la misère de nos universités et faible notre sentiment d’appartenance à une communauté.
Il est devenu urgent pour tous de pouvoir évoluer au sein d’une institution repensée pour être accueillante, veillant au bien-être de chacun. C’est une urgence politique d’inverser l’insupportable tendance à la détérioration du cadre de vie et des conditions de travail des personnels. Chacun en fait l’expérience au quotidien : des bureaux en nombre insuffisant ou insuffisamment aménagés pour être des lieux de travail corrects, peu d’espaces et peu d’occasions pour une convivialité et des rencontres nécessaires, le sentiment d’une circulation peu satisfaisante des informations, une dispersion des locaux adaptés à un colloque ou à une exposition.
Tout cela suppose d’engager une large réflexion sur les espaces et les rythmes de travail. Ce sont des questions qui ne sont que trop rarement posées et trop souvent considérées comme secondaires ou annexes. Songeons par exemple au temps que le CEVU, censé réfléchir aux études et à la vie universitaire, consacre réellement aux questions de la vie universitaire. Or, et les enquêtes le révèlent de façon de plus en plus importante, les conditions de la vie universitaire proposées sont et seront un élément déterminant dans le choix des formations et des lieux de formations.
Une source très importante de vie dans l’université réside dans la capacité d’y développer une politique d’action culturelle et de soutien à l’initiative étudiante doublée d’une politique de communication au service de tous : il nous faut faire rayonner le potentiel, trop souvent négligé, de connaissances, d'expertises, de savoir-faire et de créativité de l’ensemble de la communauté universitaire. Il est temps pour cela de donner aux services essentiels à la Vie à l’Université (Service culturel, Service de la Vie Etudiante, Service de la communication) les moyens humains et financiers de leurs missions, d’en finir avec les précarités héritées, les relogements hasardeux et les turn-over de personnels contractuels.
Les 17 engagements que nous formulons s’articulent autour de ces deux axes : repenser le cadre de vie et s’attacher à développer toutes les coopérations nécessaires à une Vie à l’Université stimulante. Ils déclinent une série de projets capables de redonner à chacun le sentiment d’un lieu où il vaut la peine de vivre et de travailler.
Mener une réflexion globale sur les conditions de vie à l’université et engager leur transformation
1/ Lancer une consultation, une enquête qualitative sur les conditions de travail et de vie à l’université. Elle s’adressera à tous les personnels et à tous les étudiants afin de connaître leurs expériences et leurs souhaits sur des points aussi importants par exemple que le calendrier, les rythmes de travail, les temps et les modes de présence à l’Université, l’offre culturelle, les formes de socialité et de convivialité existantes et celles à créer, les façons de mieux communiquer, les synergies nouvelles à susciter entre lieux et services… Cette enquête devra être un outil pour mieux « organiser la vie ».
2/ Engager une réflexion globale sur l’articulation entre les espaces et les bâtis qui nous permette de couper court durablement à la pratique préjudiciable des aménagements sporadiques. La grisaille actuelle du campus, le disparate des constructions juxtaposées sans plan d’ensemble et les files d’attente au kiosque à sandwichs… nécessitent et justifient un effort spécifique pour changer la physionomie générale des lieux. Comme d’autres facteurs, la capacité à habiter un espace détermine le désir d’appartenance à une communauté. Ce n’est qu’en pensant conjointement la structuration des bâtiments existants et les besoins recensés que nous pourrons, à partir d’un non-lieu n’ayant jamais bénéficié depuis quarante ans d’une rénovation d’ensemble, redonner corps et âme à ce domaine public.
3/ Lancer, dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région, un vaste projet de réaménagement du site de Bordeaux 3 en complément des infrastructures prévues dans le programme « Campus » et en lien étroit avec les collectivités locales. Ce projet devra comprendre une rénovation de la voirie, une révision du plan des voies automobiles, des pistes cyclables, des parkings et des espaces verts.
4/ Lancer dans la cadre du Contrat de Plan Etat-Région, le projet de construction d’un Espace Montaigne dédié aux événements culturels et scientifiques (colloques, conférences, artistes en résidence de création, expositions). Pourrait trouver place, à l’intérieur de cet ensemble architectural, une Maison de la Recherche (voir nos engagements sur la Recherche) de telle manière qu’enfin les bâtiments ne soient plus construits sur le mode du cloisonnement mais sur celui de la porosité entre les différentes activités universitaires : recherche, formation, vie culturelle. Cet édifice, qui fait cruellement défaut, pourrait par exemple prendre place entre la Maison des arts et l’amphi 700 dans le cadre d’une révision du plan de circulation. Il permettrait d’offrir un centre à une université souffrant de sa morphologie à la fois longiligne et labyrinthique.
5/ Dans l’esprit de ce chantier d’envergure, lancer une première phase de transformation en initiant un projet d’aménagement d’espaces de rencontres essentiels dans la vie quotidienne de tous les acteurs de l’université. Ce projet répondrait en partie à l’évidente étroitesse des locaux aujourd’hui disponibles qui ne permettent pas, en particulier au personnel BIATOS, de trouver des lieux de convivialité. Trois espaces mériteraient d’être exploités à la hauteur de leur potentiel :
l’esplanade formée par le bâtiment administratif, le bâtiment d’accueil des étudiants et les bâtiments A et H,
l’espace délimité par l’amphi 700, les garages à cycles, la cafétéria « Le Sirtaki » et la galerie couverte où pourrait être construit un lieu accueillant, vitré, avec comptoir, fauteuils et tables basses, surmonté d’une terrasse de plein air avec mobilier d’agrément. Pourrait être également prévu l’aménagement d’une aire engazonnée de restauration rapide derrière l’amphi 700,
Le patio arboré formé par les bâtiments H, I, J et K qui pourrait abriter du mobilier de plein air pour accueillir le personnel BIATOS lors des pauses repas.
6/ Construire des garages à cycles sécurisés qui offriraient une capacité accrue correspondant aux besoins réels.
7/ Réaménager la Maison des Etudiants pour en faire véritablement un lieu pour les étudiants, susceptible d’accueillir davantage les activités associatives et les initiatives étudiantes. Compte tenu des services qu’elle offre actuellement (connexion Wifi), elle devra être rendue plus accessible grâce à des horaires d’ouverture étendus.
8/ Elaborer un projet culturel pour la Maison des Arts dans une perspective d’ouverture à tous les publics, en partenariat avec des institutions culturelles et les collectivités (expositions, spectacles). Cela ne serait d’ailleurs que le strict respect du projet initial, celui d’un bâtiment à double vocation : pédagogique et culturelle. Ce projet nécessitera d’inclure un programme de rénovation (intérieure et extérieure) et d’équipement de cet édifice de notoriété architecturale internationale, délaissé depuis des années, qui abrite pourtant une salle de spectacles que nous envient beaucoup d’universités bien qu’elle demeure notoirement sous-utilisée.
9/ Associer dans un même bâtiment (Accueil des étudiants) l’ensemble des services et des personnes s’occupant de la Vie à l’Université (Service culturel, Service de la Vie Etudiante, Service Social des Etudiants, infirmerie, Département des Activités Physiques et Sportives, SUIO, Capu) actuellement distribués aux quatre coins de l’université. Ce Pôle Vivre à l’université, prévu dans le schéma directeur, n’est une bonne idée que s’il se traduit par une unité géographique rendue possible dès lors que le projet de réforme interne permettra des relogements fonctionnels. Cette idée figurera dans le rapport de la commission Vivre à l’université ; nous rejoignons ainsi des préoccupations exprimées par beaucoup.
10/ Engager un programme de rénovation intérieure des bâtiments (notamment les sanitaires) au-delà des travaux déjà prévus dans les ailes H à M.
Développer les formes de coopération
Les efforts consentis par les services et les personnels en matière de Vie à l’Université ne peuvent avoir de sens que relayés politiquement par l’équipe présidentielle dans une dynamique à l’échelle du PRES et en lien étroit avec tous les acteurs politiques, institutionnels et associatifs de la région.
11/ Elaborer un projet d’Université Ouverte, destinée à tous et mobilisant les enseignants-chercheurs. Cette offre de formation alternative proposerait un programme de conférences structuré par des axes thématiques dans et hors de l’université. Elle répondrait notamment à des préoccupations formulées par les collectivités territoriales soucieuses de la diffusion du savoir au plus grand nombre.
12/ Valoriser la vie étudiante selon cinq axes :
12 a/ Renforcer les dispositifs en faveur de l’initiative étudiante. Une réelle politique de la Vie étudiante ne doit pas se contenter de proposer des sources de financement et des solutions d’accompagnement. Elle doit aussi assurer la valorisation, la communication et l’ouverture sur les partenariats extérieurs et le tissu socio-économique de chacun des projets. Il lui appartient également de favoriser et de rendre visible le lien entre d’une part, les pratiques artistiques et culturelles initiées par les étudiants et d’autre part, les formations et la recherche déployées dans les établissements du PRES.
12 b/ Intégrer davantage les activités sportives dans la vie de l’université en diffusant l’information et en assurant la promotion des compétitions. L’importance du sport est aujourd’hui minimisée alors qu’il pourrait constituer un lien fort entre tous les acteurs de la communauté universitaire. Il convient en particulier de renforcer la coopération avec le SIUAPS (Service Inter Universitaire des Activités Physiques et Sportives), vecteur important de la vie inter-universitaire.
12 c/ Associer les représentants des étudiants plus étroitement à la gestion des finances et des outils affectés à l’aide aux projets étudiants, notamment en précisant les prérogatives du Vice-Président Etudiant et en renforçant son rôle au sein de la Commission Vie à l’université.
12 d/ Mobiliser, au sein même de l’établissement, les ressources potentielles étudiantes présentes à l’intérieur des filières (par exemple ISIC et Département Cinéma pour la communication interne et externe , Arts pour la création artistique et le traitement des locaux ou des espaces...)
12 e/ Intégrer les réalisations ou manifestations produites par les étudiants dans le cadre de leur formation professionnelle à la vie culturelle de l’université et favoriser leur diffusion hors de son enceinte.
13 /Engager l’étude de la mise en service d’une Carte Culture pour tous les étudiants et les personnels des universités en collaboration avec les collectivités territoriales, la DRAC et les partenaires culturels, sur le modèle des « Pass » qui existent déjà dans d’autres villes afin de faciliter l’accès aux lieux culturels.
14 /Développer la coopération avec le CROUS pour améliorer le service rendu aux personnels et aux étudiants (augmentation de la capacité d’accueil des services de restauration, promotion des actions de santé et de prévention en particulier).
15/ Renforcer la place du Service Commun de Documentation pour améliorer la fréquentation des Bibliothèques Universitaires, étendre leur accès et impulser des projets culturels en leur sein, grâce au concours des équipes de formation et de recherche, tout en intégrant les moyens technologiques de consultation à distance.
16/ Fédérer des projets culturels ou des structures existantes à l’échelle du PRES (Orchestre Universitaire de Bordeaux, Chorale Universitaire de Bordeaux, Forum des savoirs, mutualisation de la communication culturelle, mutualisation d’ateliers de pratiques artistiques).
17/ Instaurer une politique centrale de conventionnement avec les institutions et associations culturelles (musées, théâtres, instituts, bibliothèques) au service des activités culturelles, des formations, de la professionnalisation ou de la recherche. Actuellement, chaque équipe, service ou UFR signe séparément des conventions sans que l’université, faute de coordination, puisse les développer et les valoriser.
Ces 17 d’engagements manifestent notre détermination à prendre en considération le désarroi réel de nombre d’acteurs de l’université face à un sentiment de dépérissement général. Il nous faut, par des idées nouvelles et une volonté politique affirmée, retrouver une forme d’enthousiasme à vivre au cœur d’une institution tournée vers le partage des savoirs et dotée des moyens nécessaires pour assumer la part considérable de responsabilité qui lui incombe quant à l’avenir de notre société.